• Ceux qui n’aimaient pas Jésus

     

    Ceux qui n’aimaient pas Jésus

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    Plusieurs clans tournent autour.

     

    Ceux qui n’aimaient pas Jésus


    - Les scribes, chez qui se recrutent les docteurs de la Loi, ont fini pas prendre de l’importance à force de s’en accorder à eux-mêmes, orgueilleux et omniprésents, discoureurs et toujours sentencieux, ils en imposent.

     

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    - Les Pharisiens, pratiquants religieux ostentatoires, leurs prétendus défis à Rome. Mais ce sont des matamores plus que des héros ; ils invectivent plus qu’ils ne combattent, et se contentent en général de le prendre de haut.

     

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    - La secte des Zélotes se réserve le terrorisme intermittent.

     

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    - Les Sadducéens, ceux qui gouvernent, les ennemis des Pharisiens. Ce sont les riches de partout et de toujours. Le fanatisme leur semble absurde. Pourquoi s’affoler ? Ils ont, il est vrai, toutes raisons d’être calmes, puisqu’ils gouvernent. Le Grand Prêtre est des leurs. Ils ont la majorité au Sanhédrin. C’est une sorte de Chambre Haute, une assemblée de notables qui tranche de tout, de la foi et du droit. Forme devenu progressivement institutionnelle de la vieille. Gerousia, l’assemblée des anciens, rend la justice, directement et en appel, et gouverne le pays. Fait essentiel et peut-être encore plus déterminant, elle gère le Temple. De cette singulière société anonyme avant l’heure, on pourrait dire que ses membres sont des administrateurs, tandis que le président-directeur général est le Grand Prêtre. Et les détenteurs de ces postes essentiels, à condition bien entendu d’obtenir l’aval du proconsul romain, c’est-à-dire de ne pas élever la voix et d’accepter de se plier aux intérêts supérieurs de Rome en tout ce qui compte, se recrutent entre eux par cooptation, toujours dans le même milieu, celui des riches. Ainsi ils perpétuent leur richesse en s’assurant des places : prêtres, hauts fonctionnaires… Hommes d’affaires aussi. Le mot grec de monopolion désigne bien la position de ces banquiers tous azimuts, et grossistes polyvalents, d’autant mieux d’accord avec Rome qu’ils lui sont reconnaissants des commodités que son pouvoir unique ouvre au commerce : la sécurité de la navigation, une monnaie unique autour de la Méditerranée, des langues véhiculaires universelles, grec ou latin, ce n’est pas rien...

     

    Les monnaies de l’époque


    Longtemps, le troc fut le seul moyen d’échange en Palestine. Cependant, pour acquitter une forte dette, on pesait parfois une quantité de métal précieux. C’est au retour de l’exil en Babylonie que se généralisa l’emploi des monnaies frappées par une autorité reconnue. Dans la Jérusalem des années zéro, les changeurs de l’esplanade du Temple continuent à peser les pièces  ils s’assurent ainsi que le titre des pièces est juste, et que leurs bords n’ont pas été rognés. Sanctuaire de la religion nationale, le Temple est aussi le centre de la vie publique : les changeurs ont donc vite étendu leurs activités au maniement de l’argent profane, et leur clientèle compte maintenant plus de commerçants que de pèlerins. S’il est rémunérateur, leur travail n’est cependant pas facile, car plusieurs monnaies ont cours simultanément en Israël : autant d’empreintes laissées par les dominations qui se sont exercées successivement sur le pays.

     

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    La drachme grecque est la pièce d’argent la plus utilisée, car sa valeur est exceptionnellement constante pour l’époque. Nombreuses sont les femmes de la classe moyenne qui en arborent quelqu’une, passée dans un collier. La didrachme vaux deux drachmes, la tétradrachme ou statère en vaut quatre.

     

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    Le denier d’argent romain a la même valeur que la drachme (le denier d’or vaut 25 deniers d’argent). Il représente le salaire journalier d’un ouvrier, le prix d’une journée d’auberge, ou encore le montant de l’impôt dû à l’administration romaine : on rend à César en versant à son fisc des pièces frappées à son effigie.

     

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    Il existe enfin une monnaie juive. Le sicle d’argent qui vaut 4 drachme, a circulé chaque fois que l’indépendance permettait à Israël de battre monnaie : ainsi entre la période des Séleucides et celle de l’occupation romaine (-165,-63). C’est d’ailleurs cette monnaie pure qui a encore cours dans l’enceinte du Temple.

    Mais les Romains ne laissent plus frapper dans les ateliers de la côte. Ptolémais, Jaffa, Ascalon, Gaza, que la petite monnaie de bronze, dont les femmes se servent au marché : l’as (1/16 de denier). Le quadrant (1/4 d’as). Le lepte (1/8 d’as).

    Selon la loi hébraïque qui exclut la représentation de toute effigie humaine ou animale, la monnaie juive ne porte que des inscriptions ou des symboles : palme ou étoile, corne d’abondance ou chandelier à sept branches. Hérode le Grand, tout orgueilleux qu’il soit, ne transgressera pas cette loi. Et même les Romains prendront garde de graver sur les pièces frappées en Judée le nom de l’empereur et non son image.

    Pour les grosses sommes, enfin, les banquiers emploient des unités de compte : la mine de 100 deniers et le talent de 6 000, tous deux d’origine grecque.

     

     

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