• Egypte ancienne : Dieux, animaux sacrés et mythes

     

     

    Egypte ancienne : Dieux, animaux sacrés et mythes

     

    Dessin sur papyrus de Geb, le dieu-terre, allongé sous Nout, la déesse du Ciel, arquée au-dessus de lui et soutenue par son père Chou, le dieu de l’Air. Les barques du jour et de la nuit du dieu-soleil sont visibles sur le dos de Nout.

     

    A l’instar du panthéon égyptien, les mythes d’Egypte concernent deux domaines principaux :

    Création et fonctionnement du cosmos, d’une part, relations sociales et politiques, notamment celles en rapport avec la succession royale d’autre part.

    Les mythes racontent comment les dieux ont acquis leur nom, quelles étaient leurs fonctions ou comment les rois ont obtenu le trône…

    Les domaines politique et cosmique se chevauchent souvent. Ainsi, certains aspects sont transposés dans la sphère céleste. Où le dieu-lune Thot peut apparaître comme le “vizir” du dieu-soleil Rê. De la même façon, le pharaon est paré de qualités cosmiques et considéré comme le suppléant ou successeur (seti) de Rê sur Terre.

    L’unification de la haute-(sud) et de la Basse-(nord) Egypte vers 3000 av.J.-C. a accru le nombre de représentations des dieux. Les premières images de cette période montrent le roi entouré d’animaux exhibés comme symboles de sa puissance ou l’accompagnant lors de scènes de guerre ou de chasse. Les dieux zoomorphes le plus couramment adorés sont Anubis le chacal (le divin embaumeur) ; Horus, le faucon, associé au ciel, au soleil et au roi vivant ; Klnoum, le bélier, Sebek, le crocodille, et hathor, la vache. Leurs représentations se retrouvent à toutes les périodes de l’Egypte ancienne. Les autres personnifications les plus fréquentes de dieux et de déesses sont le serpent et le scorpion, devenu le symbole de la déesse Selkis.

    Les Egyptiens vénèrent les forces qui représentent un danger. Méfiants à l’égard de ces créatures dans leur environnement, ils leur adressent des prières pour en obtenir faveurs et protection. Mais le nombre de dieux conservent leur visage animal en tant qu’expression symbolique de leur nature et de leur pouvoir. Les dieux à visage humain, eux, portant leur symbole sur la tête, en ornement ou en couronne. Les dieux résident dans les cieux ou aux enfers. Par des prières et des rituels, on peut les inciter à investir un temple, une statue ou un animal, raison pour laquelle les Egyptiens adorent certains animaux et les embaument. Ainsi les ibis, (sacrés pour le dieu Thot), les chats (sacrés pour hathor-Bastet), les  crocodiles (sacrés pour Sebek) et les béliers (sacrés pour Khnoum).

    Le panthéon égyptien est composé de divinités jouant un rôle majeur dans le cosmos ou dans l’organisation de l’Etat. Le dieu principal est le dieu-soleil Rê ou Amon-Rê, le “roi du cosmos”, qui préside le conseil des dieux. Il naît tous les matins du sein du Nout, la déesse du Ciel, et accomplit en barque son cycle quotidien. Certains dieux, adorés dans toute l’Egypte, n’ont pas de position stricte au sein du panthéon ni de relations généalogiques fixes. Le principal d’entre eux est Hâpi, dieu personnifiant les crues du Nil, vitales pour la prospérité du pays. Les membres du panthéon varient légèrement selon les périodes. Cependant, ces variations concernent essentiellement les noms des divinités ou leurs formes plus que leurs pouvoirs ou leurs fonctions.

    Outres les dieux du panthéon officiel, les gens adorent également les divinités locales traditionnelles ou dieux des cités (netjeru niutiu), importants pour leur région en termes de paysages, d’histoire ou de besoins de la communauté locale.

    Ainsi, les villages voisins des dépressions du désert ont-ils souvent des divinités à tête de félin, telle Pakhet (celle qui déchire), ou de chacal, tel Oupouaout (celui qui ouvre les chemins) pour dieux locaux, ces animaux étant reconnus dangereux. Les dieux chacals ont pour caractéristique de régner sur les nécropoles situées dans les régions désertique. Le principal dieu des Enfers, l’embaumeur Anubis, est adoré sous la forme d’un chacal ou sous la forme humaine avec une tête de chacal.

    Les autres formes communes incluent les serpents, telle Renenout (serpent nourricier) chargé de la récolte, les taureaux, dieux agressifs comme Kamour (le grand noir) vénéré à Athribis et les crocodiles, tel Sebek célébré dans le Fayoum. Il est impossible de donner le nombre exact des divinités adorées en Egypte tout au long de son histoire.

    Les dieux égyptiens peuvent fusionner pour former une nouvelle divinité avec des fonctions et une iconographie différentes ou étendues

    La première partie du nom de la divinité représente le trait dominant du dieu, les noms supplémentaires faisant référence à des fonctions ou à des traits plus spécifiques, qui varient selon le contexte. Ainsi, Rê-chou décrit le dieu-soleil comme le séparateur du ciel et de la terre au moyen de la lumière solaire – Chou étant le dieu de l’Air et de la lumière.

    Chou-Onouris fait référence à Chou comme celui qui amène celle qui s’est éloignée. Celui qui a retrouvé l’oeil solaire. L’oeil solaire est la lionne distante Hathor-Sekhmet, qui a quitté sa place sur le front de Rê en colère.

    Hathor-Tefnet-Sekhmet (-Bastet) représente la personnalité complète de l’oeil solaire sous ses différents aspects, associant Hathor, le disque solaire, à la lionne Sekhmet, ou à sa forme paisible de chat, Bastet.

    Les dieux sont d’abord représentés par des animaux. Puis ils prennent forme humaine, conservant uniquement la tête de l’animal. La tête de la divinité possède des oreilles et un nez d’animal, mais des cheveux humains. Elle porte le symbole approprié, soleil, lune, etc.

    khnoum

    Mehturt

    nephthys

    osiris

    rê

    Sekhmet

     

     

     

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