• L’homme révolté…

     

    L’homme révolté…

     

    L’homme révolté…

     

    Il dit à Dieu : « Soumets-toi toi-même à cette loi. »

    Le triangle est le type primordial de tout ce qui existe aussi bien en haut qu’en bas.
    Tout : les angles, les hommes, la nature ; et temple reconstruit spirituellement puisque ce sont les initiés qui, se serrant autour de rabbi Siméon, reconstituent symboliquement le temple de Salomon détruit par les Romains, le maître avertit qui sait l’entendre qu’il va révéler les plus grands mystères.
    Cette séance historique, ce synode qui eut lieu jadis en Palestine, allait avoir une importance essentielle pour le maintien de la tradition kabbalistique. Mais, outre son intérêt historique qui s’avère considérable, il dévoile certains secrets qui, d’habitude, restent cachés.
    Et rabbi Siméon poursuivit : « Dieu, dit-il, quand il voulut faire naître la création, jeta un voile sur sa gloire et, dans les plis de ce voile, il projeta une ombre. De cette ombre, se détachèrent les géants qui dirent ‘Nous sommes de rois’ alors qu’ils n’étaient que des fantômes. Ils apparurent donc parce que Dieu s’était caché en faisant la nuit dans le chaos. Ils disparurent ensuite au moment où se dressa vers l’orient la tête lumineuse, le soleil régulateur de nos aspirations et de nos pensées. Les dieux sont des mirages de l’ombre et Dieu est la synthèse des splendeurs. Les usurpateurs tombent lorsque le roi monte sur son trône et quand Dieu se montre, les dieux s’en vont. » Après qu’il eut permis à la nuit d’exister afin de laisser paraître les étoiles, Dieu se tourna vers l’ombre qu’il avait faite et il la regarda pour lui donner une figure. Il imprima une image sur le voile dont il avait couvert sa gloire et cette image lui sourit. Il voulut que cette image fût sienne, afin de créer l’homme à la ressemblance de cette image.
    Il essaya en quelque sorte la prison qu’il voulait donner aux esprits créés. Il regardait cette figure qui devait être un jour celle de l’homme et il s’attendrissait, car il lui semblait déjà entendre les plaintes  de sa créature. « Toi qui veux me soumettre à la loi, disait-elle, prouve-moi que cette loi est la justie en t’y soumettant toi-même.  Et Dieu se faisait homme pour être aimé et compris des hommes. »
    Ces dernières paroles sont remarquables et rendent sensible la profondeur de la philosophie qui sous-tend la Kabbale :
    - l’homme est un esprit revêtu de la prison la plus forte qui soit. Les anges sont prisonniers de leur corps subtil qui les empêche de s’identifier à Dieu, mais les hommes sont prisonniers d’un corps de matière. Les cathares parlent d’ »une guenille de chair » ;
    - dans sa souffrance infinie, lorsqu’il atteint le fond du malheur, l’homme s’interroge sur le pourquoi, sur la raison d’être, du mal. Il ne comprend pas la loi divine. Pourquoi Dieu qui est très puissant permet-il à Satan d’accomplir son œuvre néfaste ? Pourquoi tant de désespoir ? L’homme se révolte alors contre Dieu. Il lui dit « Prouve-moi que cette loi est la justice en t’y soumettant toi-même. » Et Dieu se fait homme pour être aimé et compris des hommes. C’est-à-dire qu’il crée l’homme à son image, qu’il crée en réduction un image de lui-même qui est l’homme.

     

     

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