• La nativité

     

    La nativité

     

    La nativité

     

    Revenons à Bethléem où tout le monde ne dort pas cette nuit-là. Dans la maison ouverte à tous les vents, Marie met au monde un fils, l’enveloppe de langes et le couche dans une des mangeoires en forme de nacelles où l’on met l’orge des troupeaux. Seuls deux êtres au monde pressentent que le Sauveur d’Israël est né.
    Des bergers campent non loin de là. Ils ont ramené leurs bêtes vers l’enclos, de peur des fauves ou des brigands, et maintenant tour à tour, ils montent la garde. Le silence est seulement troublé par les appels intermittents des veilleurs. Et puis, l’auteur poursuit alors : «l’Ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté ; et ils furent saisis d’une grande frayeur ». Mais l’ange leur dit : »Rassurez-vous, car voici que je vous annonce une grande joie, que sera celle de tout le peuple : aujourd’hui, dans la Cité de David, un Sauveur vous est né, qui est le Christ Seigneur. Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche ». Et soudain se joignit à l’ange une troupe nombreuse de l’armée céleste, qui louait Dieu en disant : »Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ! ».
    Les bergers, alors, abandonnent leurs troupeaux et regagnent Bethléem où ils trouvent Marie, Joseph et l’enfant. Ils sont làn gauches et émerveillés, pétrissant leurs kéffieh, devant ce nouveau-né. Ils ont accouru site vite ! Ils n’ont pas même un présent à offrir en signe d’hommage. Et dans le jour qui point, ils « glorifient Dieu pour tout ce qu’ils ont vu et entendu ».

     

    La nativité

    Pour avoir le droit de marcher la tête haute, une femme doit avoir mis au monde au moins un garçon. Sinon elle n'existe pas

     

    En Palestine, l’arrivée d’un enfant est précédée de rites destinés à chasser les mauvais esprits qui pourraient nuire au bon déroulement de l’accouchement et à l’enfant lui-même. Ainsi, avant même la naissance, on dessine un cercle sur le sol de la chambre avec de la craie ou du charbon pour préserver la mère de l’influence des démons. Lorsque l’enfant est là, on place au-dessus du lit et des montants de la porte, des talismans qui chasseront Lilith, le démon femelle. Si le travail est difficile, la parturiente doit tenir dans sa main les clès de la synagogue et se laisser ceindre d’un rouleau de la Thora. Tous les proches se rendent ensuite sur la tombe des parents et prient. Parfois aussi, on mesure les murs du cimetière, et en fonction de leur longueur, on brûle à la synagogue un nombre équivalent de cierges. Si l’accouchement se produit pendant le Sabbat, le rabbi permet d’enfreindre le repos sacré afin de laisser aux sages-femmes la possibilité d’opérer. Dès que l’enfant est né, le père qui n’a pas eu jusqu’ici le droit de pénétrer dans la chambre, entre alors et prend l’enfant sur ses genoux en signe de reconnaissance. La famille et les amis se rendent au domicile du nouveau-né et récitent des prières. Les enfants participent également à cette cérémonie et reçoivent des pommes, des noix et des sucreries. Tout ceci à condition bien sûr qu’il s’agisse d’un garçon. La naissance d’une fille est fêtée avec beaucoup moins d’enthousiasme.

     

    La nativité

    Mer Morte

    La nativité

    Une vaste plaine s'étend au sud-est de Bethléem. Au-delà, commence la dépression de la mer Morte

     

     

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