• La reproduction

     

    La reproduction

     

    La reproduction

     

    Le véritable secret dévoilé est que cette hélice est double. Elle est constituée de deux rubans complémentaires dont les éléments sont des structures chimiques relativement simples (composées chaucne d’une vingtaine d’atomes), les bases, qui appartiennent à quatre types : les A, les C, les G et les T. Comme tous les assemblages d’atomes, ces quatre types de base ont chacun des affinités ou des répulsions à l’égard des autres structures chimiques. Il se trouve que leur comportement est semblable à celui de personnages qui seraient dotés de trois bras : avec deux bras, ils se tiennent solidement l’un à l’autre pour former une longue chaîne sur laquelle ils se succèdent dans un ordre quelconque, un G peut se trouver aussi bien entre deux A qu’entre un T et un C ; ils réalisent ainsi un long ruban où semble écrit un mot utilisant un alphabet riche seulement de quatre lettres. Avec le troisième bras, ces structures manifestent au contraire une préférence et même une exclusivité : A ne s’apparie qu’avec T, C qu’avec G, et réciproquement. En face du segment composé des lettres TGGCAAT…, se constitue ainsi le segment ACCGTTA… Une telle configuration donne à cette molécule un pouvoir qui, à notre connaissance, n’est manifesté par aucun autre objet : la reproduction.

    Le lien que nous avons assimilé à un troisième bras est moins solide que celui résultant des deux premiers bras, qui unissent les structures se succédant sur un même brin. La liaison entre le A situé sur un brin et le T situé sur l’autre, ou entre un C et un G, peut se rompre, fragilisant la liaison voisine ; de proche en proche, les deux brins se séparent à la façon dont s’ouvre une fermeture éclair. Ils s’éloignent, mais les troisièmes bras restent tendus, prêts pour une base A à une nouvelle association avec une base T,  pour une G avec une C. Cette attirance permet à chacun des brins séparés de reconstituer le brin complémentaire. Au double brin initial succèdent deux doubles brins identiques ; ce processus entraîne une autoreproduction.

    Chaque atome se comporte comme il le fait en toutes circonstances, attirant ou repoussant tel autre atome en fonction de leurs caractéristiques. Mais l’enchevêtrement de ces interactions individuelles aboutit à un comportement global aux conséquences considérables. A.T.C.G Leur comportement de personnage à trois bras,  leur assemblage sous forme d’une molécule d’ADN donne réalité à un pouvoir aux conséquences décisives : la reproduction.
    La molécule d’ADN est capable de faire un double d’elle-même, elle rend indestructible la séquence dont elle est le support. Ce pouvoir lui permet de s’enrichir, de se complexifier et d’accumuler de nouvelles performances.

     

     

     

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