• Le Couloir vers l’Immortalité

     

    Le Couloir vers l’Immortalité

     

    Le Couloir vers l’Immortalité

     

    L’idée d’une vie éternelle peut séduire, mais les limites de notre mortalité ne sont pas encore vaincues…

    Dans le passé, des personnes désiraient qu’après leur mort, leur corps soit drainé de leur sang et rempli d’azote liquide et transporté d’Angleterre vers les Etats-Unis.

    - Cryoncis Institute  dans l’état de Michigan, ils seraient gardés à moins 196°C, jusqu’au jour, où la médecine permettrait leur réanimation en parfait état de santé. Ils souhaitaient tromper la mort une bonne fois pour toute.

    Signe des temps, il semblerait que, pour un nombre croissant de personnes, l’immortalité soit un rêve en passe de devenir réalité. Il semble que l’immortalité ne soit plus relégué au rang de mythe ou de légende.

    La recherche en génétique, la gérontologie, l’étude du vieillissement et l’intelligence artificielle sont la parfaite illustration de ces domaines de recherche qui proposent de transporter l’Homme au-delà de ses limites biologiques actuelles.

    La cryogénisation, est talonnée par le scandale, depuis son apparition, à la fin des années 70. Une société californienne, pionnière dans ce domaine, facturait d’importants frais de garde aux parents d’une douzaine de patients. Lorsqu’elle fit faillite, ses clients n’en furent pas informés, et pour cause; les immortels furent retrouvés dans des caisses en bois, à l’intérieur d’une cave, dans la banlieue de Los Angeles, entièrement décongelés. PDF

    Souhaiter être congelé demande avant tout une confiance aveugle, tant en la science du futur que dans les sociétés spécialisées de moment, de ce créneau et une fois congelé, Et peu importe, le temps nécessaire au perfectionnement de la technique qui est estimée à deux siècles. Une fois congelé, vous ne risquez pas d’être saisi d’impatience…

    David Pizer, PDF originaire de l’Arizona, est l’un de ceux gardant l’espoir de trouver l’immortalité. Prenant très au sérieux son désir de vie éternelle, cet homme souhaite s’orienter vers le clonage génétique pour y parvenir. “Je voudrais pouvoir vivre toujours, sous une forme ou une autre, n’importe où. Je voudrais exister - moi ou bien ma réplique exacte et j’insiste sur le mot exacte” déclare Pizer. L’homme garde espoir, tout en sachant que si le clonage des organes d’un corps est possible, celui de l’esprit apparaît impossible. Le clonage d’organes étant devenu une option viable pour prolonger notre espérance de vie naturelle. PDF

    Les avancées en nanotechnologie, affirmez-t-ils, permettront aux médecins du XXIème siècle d’utiliser des micro-robots programmables afin de soigner et de reconstruire les tissus humains au niveau cellulaire. PDF

    Les avancées et les découvertes les plus récentes ouvrent des perspectives, notamment au bénéfice de la gérontologie, l’étude du vieillissement. PDF

    En essayant de comprendre les causes du vieillissement, les gérontologues espèrent décrypter les secrets de la mortalité. Selon ces chercheurs, la réponse doit résider dans notre construction génétique.

    Le Dr Michael Rose, Dr Michael Rose professeur de biologie évolutionniste à l’Université de Californie, Los Angeles (UCLA), laissait augurer d’un futur où les comprimés anti-vieillissement seront des produits de consommation courante: “Cette industrie sera colossale… Les gens dépenseront chaque année une fortune pour acquérir des produits qui les maintiendront jeunes et robustes.” Compte tenu des enjeux financiers probables, le Dr Rose regrette vivement que ce domaine de recherche ne recevait qu’un maigre soutien financier. “Le gouvernement a une peur bleue que nous trouvions une substance, efficace et bon marché, qui maintiendrait les gens en vie” Déclare-t-il. Est-ce à dire que l’être humain doit fatalement être jetable, au nom d’une logique de consommation? En attendant, le Dr Rose s’employait à utiliser des techniques de reproduction sélectives afin d’obtenir une drosophile - ou mouche du vinaigre - à vieillissement retardé, dont l’espérance de vie a été doublée grâce à une technique de croissance différée. Si ces résultats s’avèrent transférables à l’homme, les perspectives de prolonger notre espérance de vie seront radicalement améliorées. Encore que retarder la puberté jusqu’à disons 30 ans, semblera un avantage plutôt douteux pour beaucoup.

    Le Dr Roy Walford a pour sa part développé un régime hyper-nutritif élaboré à partir de tests conduits sur des cochons d’Inde qui fait baisser la tension, le cholestérol et la glycémie. Celui-ci a permis d’abaisser son taux de vieillissement de 25 à 50%. “Au cours des huit dernières années, je n’ai vieilli que de quatre ans”, affirme-t-il. De telles innovation, ne doivent pas occulter les recherches consenties en matière de guérison.

    Nombreux, en effet étaient ceux qui fondent leurs espoirs sur une autre branche scientifique : L'intelligence artificielle (IA). Plusieurs chercheurs étaient convaincus que l’IA pouvait apporter une réponse au problème de la mortalité, examinèrent les possibilités de transférer les émotions humaines sur un ordinateur, dans l’espoir de recréer une conscience virtuelle.

    L’homme s’agite frénétiquement et en tous sens pour atteindre l’immortalité, sorte de quête du Saint Graal. Enjeux financiers et naturelle curiosité humaine feront en sorte que la science poursuive dans cette voie, controversée, car il n’est pas sûr que ces développements serviront des fins humanitaires. Sauront-ils contrôler les dangers potentiels ?

    Les résultats sur le rajeunissement des cellules sénescentes obtenus par l'équipe de Jean-Marc Lemaitre, à l'Institut de génomique fonctionnelle de Montpellier, sont salués par toute la presse, scientifique ou non. À 48 ans - mais il en fait beaucoup moins, car "la recherche maintient jeune", plaisante-t-il -, ce chercheur a réussi à confirmer son hypothèse de départ : le vieillissement est réversible. PDF

    Enfant, Jean-Marc Lemaitre passait beaucoup de temps à observer les mares, à suivre les transformations de la nature. Une fois étudiant, il s'est naturellement intéressé à la biologie du développement. "En 2006, j'ai déposé un programme intitulé Plasticité génomique et vieillissement et l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) m'a soutenu sous la forme d'un programme baptisé Avenir. Je n'étais pas convaincu des théories du vieillissement en cours : selon elles, c'était l'accumulation de mutations sur le génome au fil des décennies qui faisait vieillir la cellule et finissait par l'empêcher d'assumer ses fonctions. Je pensais que les différents programmes que la cellule développait en fonction de l'environnement (stress, alimentation) pouvaient être annihilés, que le fait de ramener des cellules à un état embryonnaire et de les reprogrammer devrait permettre de combattre la sénescence."

    "Cocktail rajeunissant"

    Le vrai départ de ses travaux remonte à 2007, lorsque l'équipe de Shinya Yamakanaka a mis au point des cellules souches non embryonnaires, les Induced Pluripotent Stem Cells (IPSC), dotées des mêmes potentialités que des cellules souches embryonnaires. Ces chercheurs ont réussi à reprogrammer des cellules adultes, grâce à un cocktail de quatre gènes insérés dans leurs noyaux. Une nouvelle voie s'ouvrait pour Jean-Marc Lemaitre. Mais les travaux japonais portaient sur des cellules adultes et nul n'avait réussi, avant lui, à obtenir le même résultat avec des cellules très âgées. "Car, quand elle atteint le stade de la sénescence, la cellule arrête de se diviser, explique-t-il. Cette dernière étape du vieillissement, avant la mort cellulaire, était en général considérée comme un point de non-retour."

    Son équipe voulait franchir cette barrière. Elle a testé diverses drogues et autres procédés pour compléter le "cocktail rajeunissant" des Japonais. Rien n'y faisait. Elle a finalement ajouté deux gènes supplémentaires connus pour jouer un rôle important dans la pluripotence de l'embryon. "Ce sont des gènes très actifs aux premiers stades de la vie et dont l'action s'éteint spontanément une fois que les cellules sont engagées dans un programme de différenciation, qu'elles deviennent des neurones, des cellules de peau, de foie ou de muscle", précise-t-il.

    "Médecine régénérative"

    Et là, bingo ! Les cellules âgées ont commencé à se multiplier puis à retourner à l'état de cellules souches embryonnaires. Mais, avant de crier victoire, les chercheurs devaient encore s'assurer du véritable rajeunissement de ces cellules. En d'autres termes que les cellules de la peau prélevées sur des centenaires, après être retournées au stade embryonnaire, gardaient les caractéristiques de la jeunesse après leur différenciation en cellules du rein, nerveuses, cardiaques ou autres. Cela a été le cas.

    "Cette découverte va permettre de développer de nouveaux modèles pour étudier le vieillissement et d'améliorer les possibilités de la médecine régénérative", déclare avec beaucoup de calme le chercheur. Car il sait que beaucoup d'obstacles restent à franchir. Mais quand on le pousse à rêver, il dit qu'il espère que cette technique permettra de "créer" des cellules capables de produire de l'insuline pour soigner les diabétiques ou de régénérer le cœur des victimes d'infarctus du myocarde. Cette thérapie ne nécessitera pas de traitement anti-rejet comme les greffes actuelles. "J'espère que, grâce à cela, on pourra aider les personnes âgées à vieillir beaucoup mieux", conclut cet homme, comblé par ses travaux et qui regrette juste le peu de temps dont il dispose pour lui, sa femme et ses trois enfants. Par Anne Jeanblanc

     Sources.

     

    « Une parole de sanctionLISTE DES PRODUITS MONSANTO À ÉVITER EN FRANCE ET EN EUROPE ( en 2018) »

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