• Le Temple d'Hérode

     

     

     

    Le Temple d'Hérode

     

    Le Temple d'Hérode

     

    Le Temple de Jérusalem : Chez les Juifs de cette cette époque, une ambigüité étrange mêle les choses de la foi et celles de l’économie et l’argent. Le Temple ne fonctionne pas comme un lieu de culte, c’est pourtant, le centre de tout : Le pôle de la foi géométrique du monde, et tous les regards convergent vers ce même point.

     

    Le Temple d'Hérode


    Hérode, cet ambitieux effréné, avait décidé qu'il importait à sa gloire de donner à son peuple un Temple plus grand que les précédents. L'oeuvre fut réglée avec une minutie extrême, comme la mise en scène d'un spectacle : alors qu'il n'y eu jamais sur le chantier moins de dix mille hommes, et parfois jusqu'à dix-huit mille, on parvint à ne pas interrompre le service divin un seul jour. Chaque partie du Temple était reconstruite sur son emplacement initial. Pour commencer, on a carrément doublé la superficie de la terrasse du Moriah, par de formidables remblais, soutenus de gigantesques fondations. Ce parvis des Païens est maintenant une immense esplanade rectangulaire, de 225 m sur le grand côté. C'est une place publique, un forum. Elle est bordée de portiques. Celui de Salomon, au sol dallé de couleur, n'a pas moins de 268 colonnes, de 11 m de haut, supportant la charpente construite en bois de cèdre. Le portique royal a trois nefs, dont celle du centre de 28 m, et Josèphe nous dit que trois hommes entourer le fût de ses énormes pilastres. En cet espace, c'est la vive animation de l'Orient.

    Le Temple d'Hérode

    Changeurs de monnaie, marchands d'épices odorants, de médicaments variés, troupeaux, ici et là palabres divers, ou doctes discussions des scribes commentant la Loi, entourés par les curieux. Mais cet espace apparemment profane est déjà sévèrement isolé de l'impur monde extérieur. On n'y peut pénétrer que par neuf portes fortifiées. Ce sont en réalité de profonds passages, des tunnels fermés à leurs deux extrémités par des portes et, si les battants de celles-ci sont splendides (porte dorée) les ouvrages n'en sont pas moins infranchissables de vive force. Le sanctuaire proprement dit domine de plusieurs mètres le sol de ce marché. Il est orienté d'est en ouest. Il faut monter 15 marches pour pouvoir accéder à l'une de ces 13 portes. L'entrée est cette fois interdite aux païens, et des inscriptions implacable en témoignent :

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    "Qui sera pris, sera seul responsable envers lui-même car mort s'ensuivra."

    De nouveau une cour, de 60 mètres de long, accessible aux femmes qui ne peuvent aller au-delà. - Encore gravir 15 marches basses, franchir une porte de bronze dont il faut 20 homme pour l'ouvrir et la fermer, et voici le parvis des Israélites réservés aux hommes.

    Le Temple d'Hérode

    – Une balustrade, trois marches encore, voici le parvis des Prêtres où se dresse l’autel des sacrifices d’animaux voués à la mort : bêlements des agneaux, beuglement des taureaux, on a de la peine à croire que le Temple est un lieu de prières, l’odeur des boyaux frais de ces animaux immolés est très fétide qui est combattu par un parfum d’encens. 12 marches, et à 15 mètres depuis la première cour des Païens  domine  le dernier Temple. C'est un portique grec, haut de 30 m, large de 15. Il porte une couverture dorée, hérissée de pointes pour empêcher les oiseaux de s'y poser. Une porte de cèdre, couverte d'or. Elle est ouverte. Mais un lourd rideau décoré masque l'embrasure. Au-delà, le Saint l’Héchal, là c’est le silence, la pénombre, la solitude et peut-être la proximité de Dieu seul, à la présence terrible et calme, oppressante et apaisante à la fois...

    Le Temple d'Hérode

    Où seuls les Prêtres ont le droit de pénétrer dans ce saint l'Hechal, longue galerie tapissée de bois rare. On y trouve l'autel des parfums, en or,où l'on dépose solennellement, deux fois par jour, l'encens.

    Le Temple d'Hérode

    On y voit l'énorme chandelier aux sept branches hautes de près de 2 m, en or massif, les nombreux objets sacrés.

    La lumière rare passe à travers des fenêtres grillagées. L'odeur entêtante du bois de cèdre plane en permanence. Au-delà encore, presque dans la nuit, c'est le Debir, le saint des saints, où il y a rien. Rien, une pierre seulement, dont n'approche, une seule fois par an, que le Grand Prêtre, pour déposer l'encens. Lui-même, sous ses vêtements lourds et décorés, le coeur tremblant, se tait, en la présence muette de l'invisible Dieu tout puissant... C'est de là, de cet autel que nul fidèle ne verra, mais vers lequel tous sont tournés, qu'émane l'électricité mystérieuse qui, jusqu'aux contins de la Méditerranée, tonifie le peuple juif... Mais les choses de la terre et de l'argent ne sont pas négligées; et, par un circuit de sens inverse, c'est au nom de cette pierre et vers elle, qu'un courant financier continu, accompagnent les prières, va être drainé.

    La porte Nicanor, au-delà de laquelle les femmes ne peuvent aller, fut offerte au Temple par un riche Juif d'Alexandrie à la suite d'un voeu fait pendant un naufrage.

     

    La porte Nicanor

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     Du sang pour Dieu


    Un parfum d’encens que vient combattre l’odeur des boyaux frais et celle, insupportable, des chairs brûlées : on est pris à la gorge dès que l’on pénètre sur le parvis du Temple de Jérusalem. Bêlements des agneaux, beuglements des solides taureaux, on a peine à croire que ce caravansérail est un lieu de prières.
    Matin et soir, l’acte essentiel de la vie sacrée, celui par lequel les prêtres font participer les fidèles à la liturgie, c’est le sacrifice public. De nombreux sacrifices privés l’accompagnent qui sont à la charge des donateurs, et non plus des caisses du Temples. Lors des jours de fête ou de sabbat, le nombre des victimes s’élève considérablement : Hérode fit ainsi immoler 300 bovins pour célébrer l’achèvement du Temple. Matin et soir, le même cérémonial se déroule autour de l’autel, bloc de pierres non polies aux dimensions imposantes, et dont les rigoles évacuent le sang encore chaud hors de l’enceinte. Le sacrifice revêt plus ou moins de solennité selon la valeur de la bête offerte : pigeons, agneaux, boucs et béliers, taureaux, tous animaux mâles, purs de toute souillure et parfaitement constitués. Lors de l’holocauste, l’offrande totale, la bête est immolée est brûlée sur le brasier qu’alimente le bois du fuiguier, du noyer ou du pin. Dans les sacrifices ordinaires, les entrailles sont seules jetées au feu : la chair de l’animal est, en une sorte de communion, partagée entre les prêtres et les fidèles à la fin de la cérémonie.

     

     

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