• Les mystères de l' Égypte antique

     

     

    Les mystères de l' Égypte antique

     

    Les mystères de l' Égypte antique


    Grâce aux pyramides, à notre compréhension des hiéroglyphes et à la préservation d’un grand nombre de textes de toutes sortes (des traités de paix aux lettres personnelles, sans oublier les listes d’épicerie), nous en savons plus sur les gens de l’Égypte antique, au sujet de leur vie comme de leur mort, que sur n’importe quelle autre civilisation de l’Antiquité.

    Plusieurs tombes ont des chapelles adjacentes. Dans ces chapelles, on offrait souvent à boire et à manger au défunt. On croyait alors que le ka de la personne, ou son esprit, consommait l’essence de la nourriture, alors que la nourriture en soi était mangée par les vivants, directement dans la chapelle, en présence du corps.

    Le pharaon Toutankhamon a probablement été tué par un hippopotame

    En analysant la momie du jeune pharaon, on a découvert qu’il aurait été enterré sans son cœur, ou avec une partie de la paroi thoracique manquante. Voilà qui est fort différent des pratiques traditionnelles, ce qui suggère qu’il aurait pu mourir d’une blessure tragique.
    Impossible toutefois d’en être certains — des analyses d’ADN indiquent que l’enfant roi aurait également eu la malaria, tandis que des analyses de ses os semblent indiquer qu’il aurait aussi souffert d’une maladie osseuse

    La mort était un secteur économique important

    On estime que les Égyptiens dépensaient collectivement une plus grande part de leurs revenus nationaux pour les rites religieux et funéraires et pour leurs tombes que n’importe quel autre peuple connu.

    À la fin du Nouvel Empire, on estime qu’un cinquième de la population travaillait pour le clergé et au service des dieux égyptiens, alors qu’un tiers des terres du royaume était consacré à des usages religieux, comme ce temple. L’autre monde était extrêmement important.

    Il fallait 70 jours pour préparer une momie

    La momification était un long processus complexe. Le corps devait être lavé et purifié par des rituels, puis les organes retirés. On remplissait alors le corps de bourrure avant d’être placé dans un bain de natron pendant plus de 40 jours.
    La bourre était remplacée et le cadavre était alors couvert de bandes de lin (d’où cette image halloweenesque de la momie couverte de bandelettes). La momie était ensuite enveloppée d’un voile et placée dans son sarcophage. Après toute cette procédure, le corps du défunt pouvait peser seulement 2,3 kg.

    Le cœur et le cerveau

    Alors, que faisaient les Égyptiens des organes de leurs momies? L’estomac, le foie, les poumons et les intestins étaient extraits et préservés dans des jarres. Le cœur (considéré comme le centre de l’intellect et des émotions dans l’Égypte antique), les yeux et les reins étaient généralement laissés dans le corps préservé.
    Le cerveau, toutefois, était extrait par le nez à l’aide d’une longue tige dotée d’un crochet, afin de le tirer comme de longs filaments par les narines (espérons que vous ne venez pas de terminer votre repas!). Ces restes de cerveau étaient enterrés dans une sablière avec les autres déchets.

    Les premiers pharaons ont été enterrés avec leurs serviteurs

    Dans l’Égypte antique, les pharaons étaient enterrés avec leurs domestiques — après tout, quel roi ou quelle reine voudrait aller dans l’autre monde s’il n’y a personne là-bas pour faire sa lessive? La seule différence, c’est que les pharaons des dernières dynasties étaient placés dans leur dernière demeure avec des modèles en argile de leurs serviteurs...
    Dans le cas des premiers pharaons, c’étaient de vraies personnes qui étaient tuées d’un coup à la tête lors d’un rituel, avant d’être déposées aux côtés de leur maître dans la tombe.

    Les Égyptiens n’étaient pas tous momifiés

    Comme dans l’industrie funéraire moderne, les embaumeurs égyptiens offraient des services funéraires pour toutes les bourses. Toutefois, les Égyptiens les moins nantis n’étaient pas momifiés, on plaçait plutôt leur corps dans le sable chaud afin qu’il soit naturellement préservé.
    Ce n’était pas la méthode la plus élégante, mais cela fonctionnait, puisque nous avons retrouvé des momies de sable intactes, avec leurs bijoux, parfaitement préservées.

    Toutes les momies n’étaient pas humaines

    Les archéologues ont trouvé des momies d’oiseaux, de chats, d’hippopotames, de bœufs, de crocodiles et de bien d’autres animaux. Plus de 70 millions de momies ont été créées entre 800 av. J.-C. et l’an 400.
    Et ce n’étaient pas que les animaux de compagnie des gens riches — en fait, nombre de momies animales étaient vendues aux pèlerins, sur les sites religieux. Certains animaux auraient même été élevés pour cette fin quelque peu macabre.

    La « malédiction de la momie » est un concept moderne

    Une bonne partie de la légende moderne entourant la malédiction de la momie est née en 1923. Lord Carnarvon, l’aristocrate qui finançait l’expédition qui a mené à la découverte de la tombe du pharaon Toutankhamon, est mort d’une piqûre de moustique infectée moins d’un an après l’ouverture de la tombe.
    Le canari de l’archéologue en chef, Howard Carter, a apparemment été mangé par un cobra le jour même de l’ouverture de la tombe. Sept autres personnes liées à cette expédition sont mortes dans les sept ans suivant la découverte, même si des dizaines d’autres ayant participé aux recherches ont en fait vécu de longues vies parfaitement normales, dont Carter lui-même.

    Les séances durant lesquelles ont retirait les bandes d’une momie étaient des événements très courus dans l’Angleterre victorienne

    Dans l’Angleterre du 19e siècle, les momies et les autres artéfacts égyptiens étaient faciles à trouver chez les antiquaires et chez les gens aisés.
    « Je suis persuadé qu’au retour de l’Égypte, on ne saurait décemment se présenter en Europe sans avoir dans une main un crocodile, dans l’autre une momie », avait écrit l’aristocrate et moine trappiste français Ferdinand de Géramb au pacha Méhémet-Ali en 1833.
    Ainsi, ces séances de « déballage » de momie, avec tout leur attrait occulte, macabre et exotique, attiraient des foules dans les théâtres et dans les salles de séminaire des universités.

    Les momies étaient utilisées comme peinture et engrais

    Au 19e siècle, les momies animales et humaines provenant d’Égypte arrivaient par centaines de milliers en Amérique du Nord et en Europe. Ainsi, une entreprise britannique a broyé 180 000 momies de chats pour les utiliser comme engrais.
    Les momies étaient également réduites en poudre et intégrées à la peinture qu’on vendait dans les boutiques de matériel artistique. Lorsque le peintre britannique Edward Burne-Jones a découvert ce fait, il aurait organisé des funérailles pour un tube de peinture dans son jardin.

    La vision de Napoléon

    L’empereur français Napoléon Bonaparte était connu pour son obsession de l’Égypte — il a d’ailleurs ramené un obélisque de Louxor (voir la photo) de sa campagne égyptienne et l’a fait ériger sur la place de la Concorde, à Paris.
    Toutefois, lorsque le célèbre général est entré dans la Grande Pyramide, il est ressorti en tremblant, pâle comme un fantôme et visiblement effrayé. Il a par la suite affirmé avoir vu une vision de son avenir.

    Mais où est le corps?

    En 832, le calife musulman de Bagdad, alors un des plus grands centres intellectuels du monde, a ordonné qu’on entre dans la Grande Pyramide afin de s’approprier le savoir et les richesses qui y étaient dissimulés. Les hommes ont trouvé nombre de trésors, mais le corps du pharaon avait disparu. Personne ne sait ce qui lui est arrivé.

    Médecine médiévale

    Les érudits de l’Europe médiévale étaient persuadés que la poussière des momies avait des pouvoirs magiques. Ils broyaient les corps en une poudre qu’ils utilisaient ensuite à des fins médicales.
    Le roi britannique Charles II était quant à lui convaincu que cette poussière recelait du secret de la grandeur : il avait l’habitude de brosser la poussière qui se trouvait sur sa momie afin de la répandre sur ses propres vêtements.

    Cela te guérira

    Quitte à aborder le sujet de la médecine douteuse, Horrible Histories raconte que, dans l’Égypte antique, un remède pour la cécité requérait d’écraser les yeux d’un porc, de mélanger cette mixture à de l’ocre rouge et de verser le tout dans l’oreille du patient.

    La malédiction des bandelettes de la momie

    Au 19e siècle, plusieurs articles de journaux parlaient de projets pour importer des bandes de momies d’Égypte afin de les transformer en papier. Une épidémie de choléra dans une papeterie du Maine, en 1860, après l’importation de certaines de ces bandelettes, a propagé la rumeur d’une malédiction.
    toutefois, même si le lin importé d’Égypte mis en cause avait été de bandelettes de momies (ce qui n’a jamais été prouvé), il est fort peu probable que la bactérie causant le choléra aurait pu survivre si longtemps dans ces fragments de tissu.

    Pillage de tombes

    La vaste majorité, voire la totalité des pyramides bâties dans l’Égypte antique ont été pillées. La tentation de l’immense richesse dissimulée dans nombre de ces tombes était suffisante pour contrer la peur du châtiment imposé pour le pillage de tombe : la mort par empalement.
    Le déménagement vers la Vallée des rois, plus isolée, durant le Nouvel Empire n’a pas suffi à garantir le repos des momies et la préservation de leurs trésors. Certains pilleurs de tombes — modernes et anciens — ont toutefois été pris au piège dans ces tombeaux et ont subi une mort particulièrement horrible.

     

    « INDE. Un singe sauve son compagnon électrocuté dans une gare ! La Catastrophe dont personne ne parle!! A VOIR ABSOLUMENT!! Partagez en masse!! »

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