• Quand l’effondrement menace…

     

    Quand l’effondrement menace…

     

     

    Quand l’effondrement menace…

     

    Le monde tourne fou ? Soyons plus dingues encore que ceux qui travaillent à sa perte, suggèrent quelques penseurs audacieux, porteurs de révolutions optimistes. Les gros titres des médias : les forêts sibériennes livrées à des feux galopants, l’Amazonie dévorée par des incendies inhabituellement nombreux, des recorts de chaleur pulvérisés pour la deuxième année consécutive en Europe. Si l’on ne parle même plus de la fonte accélérée de l’Arctique, c’est peut-être parce que la chose semble désormais acquise et que c’est l’Antarctique qui commence à s’effriter. Où en est l’accord du climat dit « de Paris » (2015) qui appelait à une mobilisation générale et urgente pour éviter que la planète léguée à nos enfants et petits-enfants ressemble à une cocotte-minute ? Lassitude, découragement, impuissance…
    On peut évoquer : l’effondrement mondial, les menaces planant sur la survie même de l’humanité, des problématiques qui dépassent largement les références écologiques : le consumérisme éffréné, la concentration de la richesse et, surtout, la montée de populismes qui ne se cachent même plus pour attiser les tensions, appeler aux replis identitaires, inciter à la haine, légitimer le recours à la force, sombrer dans la caricature et la vulgarité. Quels seront le rôle des chefs d’états dans ce monde qui, par ailleurs, a vu très discrètement, cet été, le USA et la Russie se retirer du traité historique sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) au profit d’arsenaux plus modernes ?  Si les craintes de l’apocalypse sont une vieille rengaine dans l’histoire humaine, celles-ci revêtent désormais des contours inédits. Les scientifiques tirent de nombreuses sonnettes d’alarme, ce n’est pas tant pour nous dire qu’on arrive à la fin du monde ni pour nous apeurer, mais pour nous faire comprendre la dangerosité de certaines situations et nous inciter à changer nos comportements. Changer, soit ! La rengaine est connue. Mais quel est le seuil à partir duquel on est prêt à le faire vraiment ? Quand en aurons-nous (vraiment) assez ? Assez pour nous lever? Assez pour réagir ?
    Pour éviter le basculement fatals, il est des penseurs qui, loin de toute naïveté osent gonfler les voiles de l’espoir. Des verrous sautent, des changements de paradigmes s’opèrent. L’émergence de nouvelles pratiques démocratiques, la renaissance de l’écoféminisme (incarné notamment par les manifestations des jeunes pour le climat, l’émergence de communautés paysannes indigènes ancrées dans la modernité, etc. L’impératif de changement drastique qui s’impose à nos sociétés riches constitue une chance d’explorer un nouveau rapport au vivant (humain ou non), enrichi de multiples possibles. Ces mues fondamentales n’offrent aucune garantie de succès. Mais vu les enjeux, il serait fou de ne pas les tenter. Philippe Lamotte.

     

    Théorie de l'effondrement : A voir : Notre civilisation peut-elle vraiment disparaître ?

     

     

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