• Un nouveau regard sur la Mythologie

     

     

    Un nouveau regard sur la Mythologie

     

    Un nouveau regard sur la Mythologie

     

    Les histoires de dieux, mythes, héros et autres animaux fabuleux n'intéressaient pas les érudits qui considéraient cela comme enfantins...
    Table de signes médiévale anglaise reproduisant un homme couvert de signes du zodiaque, un diagramme zodiacal et un calendrier. Dans de nombreuses cultures, mythologie et astrologie sont étroitement liées.
    La culture occidentale, telle que définie par les disciplines émergentes des sciences dures, étaient présentée comme le modèle à imiter par toutes les sociétés. Mes histoires de dieux, mythes, héros et autres animaux fabuleux n’intéressaient pas les érudits qui considéraient les mythologies comme enfantines, irrationnelles, primitives ou fictives.
    Religions et rationalisme : même les disciplines longtemps perçues comme favorables aux mythes et mythologies, telle la théologie, ont tôt fait de s’aligner. Les théologiens ont commencé à réexaminer de nombreux textes et doctrines d’un point de vue rationaliste ou matérialiste, en vue de démythologiser les textes sacrés. Cette violence était, selon eux, nécessaire pour préserver le véritable sens de traditions nées de visions du monde devenues obsolètes pour l’homme moderne. Le rationalisme et les affirmations selon lesquelles toute vérité doit être passée au crible matérialiste prédominaient. Malgré tout, le rationalisme semblait incapable de répondre aux questions éternelles, notamment celles relatives à la quête de sens. Nombres d’érudits ont alors commencé à reconnaitre que même la science avait ses limites.
    Mythe et posmodernisme : Mythes et mythologie traitent précisément des questions qui laissent l’humanité perplexe depuis des millénaires et devant lesquelles la science semble impuissante. Peut-être est-ce cela qui explique la plus grande ouverture des chercheurs actuels face aux expressions mythiques de la vérité. Dans les universités, la postmodernité, selon laquelle chacun s’appuie sur une tradition ou un point de vue particuliers, a remplacé le paradigme de la modernité.
    Aujourd’hui, l’idée d’une raison pure, capable de juger de l’obsolescence ou de l’irrationalité des mythes, est dépassée. On admet l’existence de nombreux types de raisons – série de rationalités – reposant toutes sur leurs propres traditions. Cette évolution récente a permis une nouvelle ouverture intellectuelle sur la signification du mythe et de la mythologie et sur ce qu’ils pourraient nous apprendre sur notre humanité.
    Cette ouverture apparait clairement dans la manière dont nous abordons les textes sacrés. Nous sentons le pouvoir de l’évangile lorsque Jean déclare que le Verbe s’est fait chair en Jésus ; nous comprenons le dilemme moral du prince Arjuna dans la Bhagavad-Gitâ lorsqu’il déplore la terrible nécessité du devoir dans la guerre ; nous ressentons la vérité de la piété filiale, qu’elle apparaisse dans les textes confucéens, les commandements du judaïsme ou les histoires des Amérindiennes ; nous  comprenons que lorsque Bouddha nous rappelle l’universalité de la souffrance, et nous sommes profondément touchés lorsque divers mythes traient du sens de la vie et de la mort. Ces récits nous parlent comme jamais la science n’a pus le faire.
    L’expérience humaine universelle : cette évolution a conduit à une  redéfinition du mythe. Il est un récit ou une histoire explicative, conservés sous forme de textes ou de traditions orales, touchant les désirs et les besoins humains les plus fondamentaux. Certains mythes expliquent le monde naturel, telle l’origine de certaines créatures. D’autres vont plus loin en essayant d’expliquer les problèmes complexes et éternels, y compris celui de l’existence ou de la permanence du mal. Ainsi, les mythes continuent à faire partie de l’expérience humaine universelle. Ils aident l’homme à satisfaire son désir de comprendre le sens du monde, de connaitre sa place dans le cosmos. Les mythes paraissant représenter une caractéristique humaine, nous pourrions penser qu’il en existe de modernes à côté des anciens. C’est bien le cas ! Certains, tels ceux relatifs à une supériorité raciales, sont pernicieux ; d’autres, telles les histoires de réussite financière, communes à divers genres littéraires, sont source d’inspiration. Ce dernier genre illustre précisément la nuance moderne du mythe, ignorer par nombre d’érudits d’hier.
    Les mythes peuvent effectivement être de puissants expressions de la vérité. Mais cette vérité ne se trouve ni dans un laboratoire, ni dans un théorème ou un postulat. Elle est, dans le langage philosophique, intuitivement connue par ceux qui en font l’expérience. Et la validité de ces vérités n’est aucunement amoindrie lorsqu’elles sont exprimées par des histoires puissantes. Elles gagnent au contraire beaucoup en vivacité.

     

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