• Une collaboration fructueuse

     

    Une collaboration fructueuse

     

    Une collaboration fructueuse

     

    Selon la Thora, tous sont obligés de paraître trois fois l'an au Temple, sauf le sourd, l'idiot, le mineur, l'homme aux organes bouchés, l'androgyne, les femmes, les esclaves non affranchis, le boiteux, l'aveugle, le vieillard et quiconque ne peut monter à pied à la montagne du Temple.

     

    Une collaboration fructueuse


    Il existe aussi un vice-roi. Quand Immanouël est adulte, c’est Hérode Antipas. Sa famille est d’origine arabe. C’est un incrédule cruel. Immanouël le traitera de renard. Son comportement est celui d’un super Sadducéen. Il a cette indifférence arrogante, cette cruauté glacée à l’égard des humbles, de ceux qui savent devoir leur haute charge à une lâcheté secrète : il faut plier devant Rome. Il offre des sacrifices au Temple, il faut bien, mais toute piété lui est étrangère. C’est un grand amateur de femmes. Ainsi, en Palestine, les gens fortunés et puissants sont plus ou moins des collaborateurs comme on dira en Europe lors de la seconde guerre mondiale, avec l’autorité d’occupation. Grâce à cette concession fondamentale, ils obtiennent de Rome de pouvoir continuer à s’enrichir, gardant en main les places et gouvernant le Temple, où les dons affluent de la Diaspora.

    Il faut convenir que leur jugement politique n’est pas inexact : que tranchante revendication d’indépendance amènerait la rupture et la guerre. C’est ainsi qu’Hérode, plus tard, ne pourra se retenir de faire ce pas en trop : il voudra gouverner librement, devenir entièrement roi. La vengeance romaine tombera comme la foudre. Il sera immédiatement destitué, déporté à Vienne, où il mourra, auprès d’Hérodiade (celle qui, jadis, lui avait réclamé la tête de Jean-Baptiste sur un plat d’argent). Bien évidemment, le petit peuple de Jérusalem ne participe pas à ces jeux entre puissants, car il sait bien que quelle que soit l’âpreté des conflits entre le Grand Prêtre, le tétrarque et le procurateur, tous ces autorités constituées sont fondamentalement d’accord sur un point ; laisser ceux qui n’ont rien à leur pauvreté et garder pour elles tout le pouvoir. Quitte à se le partager selon des modalités variables en fonction des circonstances et des hommes. Et c’est ce formidable pouvoir établi que Immanouël défie.

    En Palestine, les Romains contrôlent tout, mais de plus ou moins près selon les domaines. En matière religieuse, ils interviennent le moins souvent possible, et se contentent de surveiller les agissements du Grand Prêtre. En revanche, le contrôle qu’ils conservent dans les domaines politique et judiciaire est beaucoup plus étroit. Les prérogatives du Grand Prêtre sont considérablement réduites et les Romains exercent eux-mêmes l’essentiel du pouvoir, soit directement comme en Judée, soit par personne interposées comme en Galilée. Le cas de la Samarie est à part car les Samaritains refusent aussi bien l’autorité du Grand Prêtre que celle d’Hérode. Les pouvoirs que les Romains ne veulent pas exercer sont donc dévolus aux notables des villes et des villages, chaque collectivité locale se gouvernent elle-même.

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